Point[s] d'accroche

Pensées plurielles féministes autour du genre, du sexe et des sexualités

 // 26.10.2015

Le Néo-Burlesque : subversion ou régression ?

Réflexion proposée par Camille Saintagne

Contexte artistique et de production du Néo-Burlesque parisien : un spectacle produit par des femmes pour des femmes

Le New-Burlesque affirme se démarquer de son ancêtre historique, le burlesque, de par sa dimension féministe assumée. En effet, cette forme cabarétique privilégie un strip-tease comique et fortement théâtralisé appelé l’effeuillage où sont mis en lumière des corps non normatifs (masculin, féminin, trans, intersexe…) qui transgressent les canons de la beauté. Cette forme artistique génère de fait une communauté. Essentiellement féminine, elle est cependant représentative de cette diversité des identités en scène et réunit un public à l’intersection de différentes formes de dominations : noirs, lesbiennes, gays, drag king et drag queen, fétichistes… Le burlesque réunissait, quant à lui, un public essentiellement masculin, friand des blagues graveleuses, des freaks[1] et venu s’encanailler. Cette forme de cabaret née dans les side-show[2] et les cirques ambulants des années 1920 aux Etats-Unis était fortement inspirée des cafés-concerts et des cabarets licencieux français de La Belle Epoque. Ce divertissement populaire a disparu dans les années 1960 alors que l’on voit corollairement apparaître la pornographie sur les écrans libérés du Code Hays[3]. C’est seulement dans les années 1990 qu’il est remis au goût du jour par le New-Burlesque. Ce phénomène n’apparaîtra en France qu’en 2003 et sera popularisé par le film Tournée (2010) de Mathieu Amalric. L’inscription de cette réflexion dans le contexte français me fera privilégier le terme Néo-Burlesque au terme New-Burlesque qui renvoie, pour sa part, à sa manifestation américaine.

Les shows néo-burlesques parisiens fonctionnent sur le modèle de la soirée avec la présence récurrente d’un dj, de boissons alcoolisées et d’une disposition scénique frontale de type concert. Ces soirées à thèmes sont entièrement organisées, performées et produites par et pour des femmes. Les réseaux de diffusions sont en général ceux des scènes underground (bars, petites salles de concert) et les effeuilleuses performent rarement dans des théâtres. Ce phénomène dépend donc souvent d’une économie officieuse (la plupart des performeuses sont payées au noir), collaborative (le DIY – « do it yourself » – est un des maîtres-mots du néo-burlesque) et par conséquent fragile. La plupart des performeurs et performeuses pratiquent d’ailleurs l’effeuillage pour le plaisir et subviennent à leurs besoins grâce à d’autres activités professionnelles. Se dessine donc toute une constellation de lieux accueillant des soirées burlesques ou des cours d’effeuillage organisés par les personnalités les plus en vue du monde néo-burlesque. On trouve ainsi Louis[e] de Ville, et son burlesque queer au Gibus Café, Juliette Dragon et son esthétique punk à la Goutte d’Or, Valentina Del Pearls à La Nouvelle Seine. Ce contexte artistique et de production présente des dehors enthousiasmants quant à la possibilité d’un art subversif, indépendant et féministe. Cependant, l’esthétique privilégiée par certaines performeuses interroge et complexifie cette approche féministe du phénomène.

 Quand la féminité remplace le féminisme…

Le Néo-Burlesque est-il toujours subversif et, par extension donc, toujours féministe ? Ce questionnement de la norme est-il toujours présent ? On peut en effet s’interroger, car les performeuses sont de manière systématique privées de voix et réduites à un corps-objet dans les numéros qu’elles réalisent. Au sein d’une société qui privilégie l’image et n’a de cesse d’utiliser le corps et la nudité des femmes à des fins mercantiles, créer un spectacle où la protagoniste ne parle pas et s’exhibe devant un public ayant payé un droit d’entrée pour venir se divertir, soulève des questions quant au statut du corps féminin. Très peu de place est laissée dans les spectacles au discours ; lorsque les performeuses ont la « parole », celle-ci se limite au chant dans un registre de reprises jazz et de chansons françaises glamour. Serions-nous revenus à un modèle de femme chassée du domaine du logos, capable uniquement de ce qui est considéré, en philosophie, comme un au-delà du logos (le chant) ou comme un en-deçà (le corps)[4] ? Plus encore, un certain nombre de performeuses s’efforcent de correspondre aux critères de beauté classique et exaltent une féminité exacerbée sans la questionner outre mesure. Le néo-burlesque est-il toujours aussi « nouveau » lorsqu’il ne questionne pas les codes de la féminité qu’il met en scène ?

La performeuse Satine Quinze à la soirée Pretty Propaganda. DR

La performeuse Satine Quinzel à la soirée Pretty Propaganda à La Manufacture. Crédit Fabrice Crénel

Echec de l’imitation et possibilité de resignification ?

Je n’ai pas la réponse à ces questions, mais peut-être cette dérive au sein d’un esthétisme complaisant est-elle sauvée, paradoxalement, par la dominante amateur de cette forme artistique. C’est là où les moyens de production rejoignent l’aspect artistique et politique. Ces doigts qui tremblent, ces démarches en talons parfois peu assurées, ces corsets qui résistent à leur ouverture – nous sommes loin des spectacles parfaitement rodés du Lido ou du Crazy Horse ! –  sont le signe d’une humanité et d’une féminité complexes, plurielles, fondamentalement imparfaites. Donc à l’opposé de l’image d’Epinal qui se laisse voir au premier abord.

C’est peut-être par l’échec même de l’imitation que le stéréotype de la féminité parfaite peut être dépassé et démonté, comme le suggère Judith Butler à propos de la structure d’imitation et du caractère contingent du genre. Dans les spectacles néo-burlesques, l’imitation par l’hyperbole ou la caricature et l’échec même de cette imitation sont performatives et permettent de questionner les rôles sociaux que nous jouons quotidiennement au sein de la société. C’est peut-être justement dans cette distance entre l’imitation et la performeuse que se situe le potentiel subversif des performances néo-burlesques. Comment ne pas penser ainsi au chapitre « Le genre brûle. Questions d’appropriation et de subversion » dans Ces Corps qui comptent[5] où Judith Butler décrit avec acuité les spectacles drag auxquels elle avait assisté lors d’un ball voguing, spectacles dont le caractère hyperbolique, théâtralisé, est traduit par Butler comme le signe même d’un écart. Anne Berger l’explicite ainsi :               « L’hyperbole témoigne de cette distance infinie entre le performeur et son idéal en même temps qu’elle est l’instrument – la voie et le trope – de son franchissement »[6]. De la même manière, dans les spectacles néo-burlesques se côtoient donc sans doute une appropriation et une subversion des normes, une légitimation et une délégitimation du système normatif, une identification et un échec de l’identification.

Par ailleurs, le bar ou la petite salle deviennent voire redeviennent[7] des lieux communautaires de rencontre. Cet espace protégé, en marge de la société, permet au corps féminin (ou trans, intersexe, queer …) de trouver un espace d’expression, de se mettre sous les feux des projecteurs, de prendre la place qu’on lui refuse au sein de l’espace public et médiatique. Cependant une question subsiste : quelle est la fonction de la sexualisation voire de la «sursexualisation» de la femme mise en scène ? Est-elle à même de véhiculer un propos féministe ? Exprime-t-elle un malaise voire une incapacité pour la femme à se faire entendre et à exister en dehors d’une sexualisation de son corps ? Dans la droite ligne de l’article d’Anaïs Frantz paru récemment dans « Les Marginales », on peut se demander si le corps féminin n’a pas du mal à trouver sa place dans l’espace public de même que sur scène. La sexualisation devient dès lors une tentative pour contrer cette invisibilité. Louis[e] de Ville le fait bien remarquer dans l’un de ses entretiens : « On écoute plus ce que j’ai à dire quand je suis en culotte »[8]. Alors toutes en culottes … ?

Tashia Vango à la soirée Pretty Propaganda. DR

Tashia Vango à la soirée Pretty Propaganda au Gibus Café. Crédit Fabrice Crénel

[1] Peut-être traduit par « monstre » ou « phénomène », ils constituaient une curiosité pour les spectateurs qui venaient voir ces hommes et ces femmes difformes, tatoués, nains…

[2]Voir notamment sur ce sujet : Coney Island Beach and Amusement Park, 1mn20, consulté le 17/06/2015.

[3] Censure du cinéma américain qui prend effet de 1934 à 1966.

[4] Voir sur ce sujet les travaux de Sarah Nancy et notamment La Voix féminine et le plaisir de l’écoute en France aux XVIIe et XVIII siècles, Paris, Garnier, coll. « Classiques Garnier », 2012.

[5] Judith Butler, Ces Corps qui comptent. De la matérialité et des limites discursives du « sexe », trad. Charlotte Nordman, Paris, Editions Amsterdam, 2009.

[6] Anne Emanuelle Berger, Le grand théâtre du genre : identités, sexualités et Féminisme en « Amérique », Paris, Belin, 2013, p. 44.

[7] Je pense notamment à la raréfaction des lieux communautaires gays et lesbiens face à la croissance des réseaux sociaux.

[8] Entretien de Louise de Ville.


Notes

Pour découvrir l’univers néo-burlesque 

BOSSE, Katharina, New Burlesque, Trézélan, Filigranes éditions, 2003.

ALLEN, Robert C., Horrible Prettiness:Burlesque and American Culture, The University of North Carolina Press, 1991.

DO Carmo, Chris, Von Berlin Franz multigr, Be Burlesque, Paris, Editions du Chêne, E/P/A, 2011.

GOLDWYN, Liz, Pretty Things : The Last Generation of American Burlesque Queens, [2006], New York It books, 2011.

WELDON, Joe, The Burlesque Handbook, New-York, Harper Collins, Itbooks, 2010.

WILLSON, Jacki, The Happy Stripper : Pleasures and Politics of the New-Burlesque, London, IB Tauris, 2008.

Corpus de cabarets

LOUIS[E] DE VILLE, Pretty Propaganda, Gibus Café, un mercredi sur deux à 21h.

JULIETTE DRAGON, La Grande Revue Burlesque et Politique, Paris Burlesque Festival, Samedi 20 décembre 2015.

VALENTINA DEL PEARLS, Cabaret Burlesque, La Nouvelle Seine, tous les samedis soirs.

HARTL Kitty et SORIN Pierrick, Cabaret New Burlesque, Théâtre du Rond-Point.

DONNA COEURSLEONE, Avé Pussycat, Théâtre Toursky, 16 mai 2015.


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8 Réactions sur Le Néo-Burlesque : subversion ou régression ?

  1. Bonjour Camille,

    Je voudrais savoir si en tant que féministe vous défendez ou pas que « My body is mine » s’applique aussi aux effeuilleuses qui pratiquent leur art de façon « régressive » selon votre réflexion.

    Merci pour votre réponse.

    • Bonjour Perona ! Merci pour ta réaction et désolée de ma réponse tardive !

      Je voudrais tout d’abord préciser en préambule que je n’affirme pas que les effeuilleuses burlesques pratiquent leur art de manière régressive. Ce n’est pas leur art en lui-même que je questionne mais sa vocation féministe. Je laisse uniquement en suspens l’idée qu’il s’agit peut-être d’approcher le phénomène de manière nuancée. Peut-être est-il nécessaire de poser la question du potentiel subversif de ces performances au cas par cas. Sont-elles toutes subversives ? Et, lorsqu’elles ne le sont pas, ne véhiculent-elles pas une image régressive de la femme en imitant des codes féminins archaïques sans se les ré-approprier ?

      Par ailleurs, « mon corps m’appartient » est effectivement une revendication très forte du monde burlesque et néo-burlesque. La femme, en pleine possession de ses moyens, maîtresse de sa sensualité, libre, prend l’espace de la scène et dispose de son corps comme elle l’entend. La formule s’applique. Cependant, je défends ici qu’il faut peut-être rester vigilant et avoir un oeil critique sur chacune des performances, de manière différenciée. Notre corps nous appartient-il vraiment lorsqu’il est assujetti à des normes et des codes patriarcaux que l’on se contente de reproduire ? La recherche de la perfection féminine  dans une mise en scène de soi sans distance ironique n’équivaut-elle pas à un retour de la femme objet ? Dans un mouvement de retournement, je me suis donc demandée si ce n’était pas peut-être, au contraire, les moments de « ratages » (délibérés ou non) dans les performances qui avaient un fort potentiel subversif. Ces moments où leurs corps leur appartiennent parce qu’ils ne sont pas parfaits, parce qu’ils sont beaux de par leurs singularités.

      Camille Saintagne
      19 novembre 2015
  2. Un article qui fera réagir sûrement beaucoup d’artistes faisant partie du milieu du Burlesque! Personnellement il ne me révolte pas puisque j’y vois juste une réflexion philosophique décortiquée avec ses points analytiques et les problématiques posées. L’effeuillage (NÉO) Burlesque intrigue et interroge toujours autant, qu’il soit pratiqué en amateur ou par des professionnels. C’est un mouvement vaste et complexe, tout en étant une forme d’expression artistique et divertissement.

    • Bonjour Ophélia Opium ! Merci pour ton commentaire !

      Cet article est effectivement une approche analytique et critique du phénomène et je te suis très reconnaissante de le souligner. Le mouvement burlesque est en effet ramifié, complexe ce qui génère des questionnements féministes qui se posent de manière différenciée selon les esthétiques et selon les performances.

      Camille Saintagne
      3 novembre 2015
  3. Je trouve cet article très réducteur pour tout-e-s les performeur-se-s que je connais, qui n’ont aucune difficulté à marcher sur des scènes de théâtre en talon, qui s’expriment très bien sur scène, avec leur corps ou leurs mots, pendant ou entre les différents numéros, qui choisissent tour à tour de donner vie à un personnage magique, ou comique, ou glamour, mais sont loin de s’enfermer dans le style que vous décrivez ou dans le glamour. Ce sont des personnes qui vivent de leur activité et s’y consacrent corps et âmes. Des personnes qui dépensent des fortunes pour avoir de sublimes costumes, et un temps fou à travailler leurs actes pour ne rien laisser au hasard, si ce n’est une petite part d’improvisation calculée et réfléchie. Avez-vous déjà entendu le terme d’empowerment ? Et cette « sur-sexualisation » (bien que le terme me semble bien mal adapté) ne la comprenez/tolérez vous donc réellement pas ? La base du féminisme n’est-elle pas précisément « je dispose de mon corps comme je l’entends » ? Remettrions-nous aussi le travailleur-se-s du sexe en cause tant que nous y sommes, puisque la « sur-sexualisation » va à l’encontre du féminisme ? Rien que l’intérêt de la nudité, le comprenez-vous ?

    • Bonjour Lëya S ! Merci d’avoir réagi à cet article !

      Peut-être me suis-je mal exprimée mais je ne dis pas que le burlesque est entièrement composé d’amateurs ! Il y a des performeuses qui vivent uniquement du burlesque et qui en font leur métier et qui le font très bien. Je suis entièrement d’accord avec ce point. Je dis juste qu’il y a une composante amateure qui est intéressante dans son pouvoir de subversion. Je faisais ici référence à l’impossibilité pour la performeuse d’atteindre l’idéal féminin. Cet écart entre l’idéal et le/la performeur/euse est d’ailleurs parfois volontairement mis en scène par certaines performeuses qui jouent sur une forme de « ratage » de la performance de la féminité parfaite. Ce « ratage » peut donc être volontaire mais aussi involontaire dans la mesure où, la performeuse burlesque, contrairement aux performeuses du Crazy Horse par exemple, est souvent seule sur scène, très exposée, dans des salles qui n’ont pas les mêmes conditions d’accueil qu’une revue à gros budgets. Par conséquent le public est plus à même de remarquer les éventuelles imperfections du show. Par ailleurs il existe, je le redis et ce n’est pas du tout un mal, une partie importante des performeuses qui pratiquent le burlesque ou le néo-burlesque pour leur plaisir et ont une faible formation en danse, en théâtre… Cependant ce sont ces imperfections qui me semblent importantes pour établir un contre-discours à ces grandes revues très rodées et prônant un discours sur la féminité essentialiste et édulcorée. On a, au sein du néo-burlesque, une vision de la féminité beaucoup plus complexe, diversifiée, nuancée, riche.

      Je comprends et tolère absolument l’idée de sexualisation mais je ne fais ici que poser la question de sa place. Je ne donne pas de réponse et ouvre ici le débat sur cette  notion de visibilité du corps féminin et de la place de la sexualisation dans ce processus. C’est en effet une critique que j’ai souvent eu l’occasion d’entendre au sein de débats féministes. Cet « empowerment »  – par l’affirmation d’une sexualité libre, d’une femme sujet de son désir et en pleine possession de ses moyens et de sa sensualité – n’est pas une notion qui va de soi dans le cadre de la performance burlesque et néo-burlesque ; cet article vise à questionner notamment ce point-ci. En ce qui concerne les travailleuses du sexe, je ne m’exprimerai pas sur ce sujet qui sort complètement de mon domaine de compétences et qui est un débat qui déplace je pense un peu cette question de la sexualisation.

      Camille Saintagne
      3 novembre 2015
  4. Le féminisme peut être une question soulevée dans certaines performances néo-burlesques mais certainement pas une obligation. Le burlesque est avant tout un divertissement populaire et varié, revendicatif ou non, aucune règle. Chaque performeur choisit son répertoire, ses messages.
    Et comment ça, le burlesque ne se joue pas au théâtre? Vous vous contredisez en citant le théâtre de le Nouvelle Seine où se joue mon spectacle depuis plus de deux ans maintenant et qui, à ma connaissance, ne laisse pas le public debout (et pas que pour le burlesque).
    Bien cordialement,
    Valentina del Pearls

    • Bonjour Valentina ! Contente de te voir réagir ici !

      Ton cabaret privilégie effectivement une disposition théâtrale et j’ai eu le plaisir d’assister à un de tes shows à la Nouvelle Seine ainsi qu’un autre à Avignon. Le burlesque se joue au théâtre mais j’ai nuancé mon propos en écrivant qu’il prenait « rarement » place dans des théâtres. Suite aux entretiens réalisés avec Juliette Dragon, Louise de Ville ou encore Cherry Lili Darling, je me suis rendue compte que la plupart des lieux où elles avaient performé étaient des lieux programmant avant tout de la musique live ou des dj set. Je ne dis pas là que le burlesque n’a rien à faire dans les théâtres, bien au contraire ! Plus le burlesque entrera dans les théâtres plus vous pourrez vivre de ce que vous faites (et je suis par ailleurs convaincue de la dimension théâtrale de cette forme artistique qui peut dérouter plus d’un universitaire en études théâtrales – du strip-tease ?!)!

      En ce qui concerne la portée féministe du néo-burlesque, je questionne avant tout cette idée de « nouveau » burlesque.  D’ailleurs, tu fais très bien la différence au sein de ton commentaire entre le burlesque art « populaire », « revendicatif ou non » et le « néo-burlesque ». Qu’est ce qui définirait la différence entre ce « nouveau burlesque » et l’ancien selon toi ? Un performeur comme Soa de Muse semble plus se rapprocher de problématiques néo-burlesques tandis que Mamz’elle Plum’ti semble performer dans une esthétique rétro par citation de numéros burlesques. Cette distinction tient-elle la route selon toi ? La distinction entre « néo » et « burlesque » a-t-elle lieu d’être ? « Néo-burlesque » : est-ce un terme que tu revendiquerais pour ton propre cabaret ?

      Bien cordialement,

      Camille

      Camille Saintagne
      28 octobre 2015

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